Désirs de nymphes – 3

Didier prit un air satisfait, puis il se leva en montrant son majestueux phallus, rigidifié par le désir. Il contourna la table, la débarrassa devant Sylviane et prit ma voisine par un bras. Elle se retrouva allongée sur la poitrine, les fesses sous mes yeux. Didier les écarta avec deux doigts et s’accroupit devant ce postérieur ainsi ouvert pour lécher la vulve de tout son long, avec une langue agile et fouineuse. Ce cunnilingus était accompli à la fois avec autorité et douceur, et je n’en ratai rien. Le bout de langue glissait sur les lèvres intimes, tournait autour du clitoris, passait dessus et s’enfonçait dans le vagin. Sylviane émettait des gémissements à la mesure de son contentement ; des filets de cyprine mélangés à de la salive coulait sur ses cuisses.

Cela dura à peu près cinq minutes. Après cela, Didier se redressa et planta son membre dans le con ainsi préparé, qui avait dû attendre cette intrusion avec une grande impatience. Il se livra à un pilonnage vigoureux, ses gros testicules butant contre les fesses de Sylviane. Celle-ci, complètement hors d’elle-même, réagissait en poussant des cris qui me vrillaient les oreilles. Au bout de quelques instants, elle exprima sa jouissance moins bruyamment, mais je vis son corps se cambrer et une grimace orgasmique apparaître sur son visage. Quelques secondes plus tard, ce fut au tour de Didier de pousser un rugissement. Il n’arrêta cependant pas de limer le vagin de Sylviane, si bien que ses mouvements en extirpèrent une substance laiteuse qui se répandit sur les lèvres et les cuisses de la jeune fille : il devait avoir éjecté une grande quantité de sperme. Quand il retira son pénis, son amante continua à rejeter un peu de cette substance. Elle resta inerte, ravagée par son orgasme.

« Alors, ça t’a plu ? » demanda Didier en se tournant vers moi.

J’avais sous le nez un phallus qui n’avait pas rétréci d’un millimètre. C’était assez étrange, mais je n’étais pas en état d’y réfléchir. Cette scène m’avait rendue incapable de résister. Mes seins s’étaient gonflés et son sexe humide ne rêvait que d’avaler ce phallus.

« Tu veux que je te baise ? » entendis-je

Je répondis à cette question très directe par un hochement de tête.

Didier ne me plaqua pas sur la table. Il me prit par une main pour m’allonger sur l’herbe à côté de la terrasse, puis il se plaça au-dessus de moi. La pénétration s’effectua sans aucun préliminaire. Je n’avais même jamais touché cet homme auparavant, sauf quand ses doigts avaient effleuré les miens sur la poignée de la valise. Là encore, ses mains ne se posèrent pas sur mon corps, mais comme les miennes étaient libres, je les utilisai pour explorer son corps si viril, cette peau ferme sous laquelle jouaient ses muscles. Mais les mouvements de son sexe dans le mien me rendirent bientôt incapable du moindre geste ordonné. Je fus noyée dans une jouissance montante et j’entendais le jaillissement de mes propres cris comme provenant d’une autre gorge que la mienne. Mon vagin se resserra sur cet épais membre et l’orgasme se déchaîna avec une facilité déconcertante. Ma jouissance fut si intense qu’elle atteignit presque les limites du supportable. Quand elle se calma, il y eut une phase durant laquelle je crus planer dans un monde dépourvu de gravité.

Je sentis à peine un liquide atterrir sur mon ventre et ma poitrine : Didier avait éjaculé sur moi. Immédiatement, Chloé se pencha sur moi pour étaler cette abondante semence sur ma peau, avec sa main droite.

« C’est excellent », expliqua-t-elle.

Quand elle eut fini, je la vis porter un doigt à sa bouche pour le sucer avec un sourire de ravissement. Mais Didier, décidément increvable, l’attrapa pour la mettre à quatre pattes sur l’herbe et l’empaler par-derrière. La position était comparable à celle qu’il avait prise avec Sylviane et l’accouplement se déroula de la même manière. Quand Chloé connut à son tour la jouissance, je m’étais assise sur l’herbe, la peau de mon buste toujours humide de sperme.

Il ne fallait pas être très futée pour saisir l’anormalité complète de la situation. Des bêtes de sexe existaient probablement, mais pas comme Didier. J’avais l’impression qu’il était très souvent en érection et que son besoin de sexe, peut-être plus précisément d’éjaculation, était vital. Ce n’était pas du priapisme, mais quelque chose qui n’avait pas de nom. Et aucune femme ne pouvait lui résister, si bien qu’il s’offrait le luxe de choisir les plus belles pour son plaisir.

« Alors, que penses-tu de la vie dans cette maison ? demanda Judith avec un sourire en coin.

— C’est spécial, répondis-je. J’espère que j’aurai les réponses à mes questions.

— Tu sauras tout demain, je te le promets. Avant cela, je pense que tu as besoin d’une bonne nuit de repos.

— Je veux seulement savoir pourquoi nous sommes trois. Parce que Didier ne peut pas sauter plus de trois femmes à la suite ?

— Il a des limites.

— Je trouve qu’il le repousse assez loin. »

Une pensée inquiétante me vint :

« Il fait l’amour sans aucune protection ?

— Pour cela, je peux t’assurer qu’il n’y a aucun risque.

— Même pas d’être enceinte ?

— Cela ne se produira pas. D’ailleurs, tu as remarqué qu’il n’a pas éjaculé dans ton vagin.

— Mais il l’a fait dans ceux de Sylviane et de Chloé.

— Oui… »

Je n’en appris pas plus.

Je quittai la table après avoir remercié mes hôtes de cette superbe soirée et leur avoir assuré que j’adopterai les coutumes de la maison. Judith avait eu raison de me dire que j’étais fatiguée : mes yeux commençaient à se fermer.

Je me dirigeai vers la salle de bains pour faire une petite toilette, un brossage de dents et soulager ma vessie. Je m’enfermai ensuite dans ma chambre – quoiqu’elle ne pût être fermée à clé – et m’allongeai toujours nue sur mon lit. Le sommeil m’emporta rapidement.

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